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Voyance par tchat · notion expliquée

La synchronicité : une coïncidence tenue pour signe

Deux événements se produisent en même temps, rien ne relie le premier au second, et pourtant leur rapprochement paraît chargé de sens. Le mot qui nomme cette situation est entré dans le vocabulaire courant depuis les arts divinatoires, mais il a été forgé ailleurs, dans un cadre précis, pour résoudre un problème précis.

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Les étapes de cette page, dans l’ordre

  • Un mot de 1930, et le problème qu'il devait résoudre
  • Une condition que l'usage courant laisse tomber
  • Une coïncidence se raconte, elle ne se compte pas

Le connaître évite deux erreurs symétriques : tenir toute coïncidence pour un signe, et tenir le mot lui-même pour un argument. Un service qui réunit plusieurs canaux d'échange en est une illustration commode, puisque c'est dans un dialogue qu'une coïncidence se raconte et prend sa valeur.

Le cas qui sert d’illustration ici

Pratique annoncéeVoyance par téléphone
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Un mot de 1930, et le problème qu'il devait résoudre

Le terme a été introduit par le psychiatre Carl Gustav Jung, d'abord dans une conférence prononcée en 1930, puis dans un texte développé publié en 1952. Il y propose ce qu'il nomme un principe de connexion acausale : un lien entre deux événements qui ne passerait ni par une cause commune, ni par l'action du premier sur le second.

L'expression mérite d'être décomposée, parce qu'elle contient tout. « Acausale » veut dire : sans cause reliant les deux termes. « Connexion » veut dire : un rapport tout de même, mais d'une autre nature — un rapport de sens, posé par celui qui observe. La notion n'affirme donc pas qu'un événement en provoque un autre à distance ; elle affirme qu'un rapport peut exister sans action.

Le problème que Jung cherchait à nommer était clinique avant d'être théorique. Il recueillait des récits de patients où un rêve, une image ou une parole coïncidait avec un fait extérieur, et il constatait que ces coïncidences avaient un effet réel sur le patient, indépendamment de leur explication. Le mot désigne ce couple : un rapprochement improbable, et le sens qu'une personne y trouve.

Voici la situation ordinaire que cela recouvre. Une personne pense à un proche dont elle n'a pas de nouvelles depuis des mois, et reçoit un message de lui dans l'heure. Rien dans la pensée n'a produit le message ; rien dans le message ne connaissait la pensée. Reste la coïncidence, et l'impression qu'elle laisse.

L’exemple, pris sur https://allomegane.com, ne vaut pas recommandation : il rend la notion visible.

Une condition que l'usage courant laisse tomber

La notion comporte une condition que l'usage courant laisse tomber, et c'est la plus importante : la coïncidence doit être significative pour celui qui l'éprouve. Sans cette condition, il n'y a pas de synchronicité, il y a une simultanéité, et les simultanéités sont innombrables.

Ce que la notion n'exige pas, en revanche, c'est une invraisemblance calculée. Jung ne proposait aucun seuil de probabilité, et c'est précisément le reproche qui lui a été adressé : le critère de sens est intérieur, donc il n'est pas partageable. Deux personnes devant la même coïncidence peuvent l'une y voir un signe et l'autre rien du tout, sans qu'aucune des deux se trompe au sens de la définition.

Un mot voisin circule dans les mêmes discussions : la sérialité, proposée en 1919 par le biologiste Paul Kammerer, qui collectionnait les répétitions d'événements — mêmes numéros, mêmes noms, mêmes dates. La sérialité prétendait à une loi de la nature ; la synchronicité ne prétend qu'à décrire une expérience. Les deux sont régulièrement confondues, et la confusion donne au second mot une autorité que son auteur ne lui avait pas donnée.

Une coïncidence se raconte, elle ne se compte pas

Reste la limite pratique, et elle vaut pour toute consultation. Une coïncidence frappante est un cas unique, raconté par la personne à qui il est arrivé ; le dénombrement de ces cas supposerait de connaître combien de fois la même pensée n'a été suivie d'aucun message.

Ce dénominateur n'existe nulle part, et il ne peut pas exister : personne ne tient le registre de ses pensées sans suite. Le terme qui manque ici s'appelle le dénombrement, et son absence n'est pas un défaut de rigueur : c'est une propriété de l'objet. Une coïncidence remarquable se remarque parce qu'elle est remarquable ; les autres ne laissent aucune trace.

La conséquence est honnête et elle ne tranche rien. La synchronicité décrit correctement une expérience que beaucoup de personnes font ; elle ne fournit aucun moyen de distinguer un rapport de sens d'une rencontre fortuite, et elle n'a jamais prétendu en fournir un.

Ce qui reste de ces pages tient en trois points. Le mot désigne une expérience et non une loi de la nature ; il a une date et un auteur ; il n'autorise aucun comptage. De quoi repérer, le jour où il sera présenté comme une preuve, l'endroit exact où une description est devenue une démonstration.

Ce que le cas éclaire de la notion

  • Consultation par téléphone annoncée dans les intertitres
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  • Demande par courriel annoncée
  • Consultation en visioconférence annoncée
  • Prise de rendez-vous annoncée
  • Prestation gratuite annoncée dans les intertitres

Ce qui reste hors de portée de ce cas

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Pour refermer

Ce que vous saurez repérer en quittant cette page

La notion compte plus que le service qui a servi à l’illustrer. Ce qui précède doit vous permettre de reconnaître la même mécanique ailleurs, sur une page que ce site ne cite pas.

Si un point reste obscur, c’est probablement qu’un mot de métier n’a pas été assez déplié. Les pages voisines reprennent le même vocabulaire sur d’autres cas.

  • Un mot de 1930, et le problème qu'il devait résoudre
  • Une condition que l'usage courant laisse tomber
  • Une coïncidence se raconte, elle ne se compte pas